Marathon des Causses – Festival des Templiers – Millau

Samedi j’ai courru mon premier vrai trail, le marathon des Causses dans le cadre du festival des Templiers à Millau. 37,5 km pour 1670 mètres de D+ dans un cadre magnifique.

J’étais sur la ligne de départ, parmi un millier de coureurs, avec Laurent qui a malheureusement dû abandonner après quelques kilomètres à cause d’une douleur au genou.

Marathon des Causses

Avec une préparation proche de zéro et une expérience de ce type de courses tout aussi limitée, mon but était simplement de me prouver que je pouvais le faire. Let’s go!

13h00, nous sommes placés sur la ligne de départ, le temps est idéal, ni trop chaud ni trop froid et pas de pluie en vue.
13h15, le départ est donné, le flot de coureurs s’élance. Les 2 premiers km sur bitume permettent de s’échauffer en douceur avant d’attaquer une première petite côte sur piste.

Tout va bien. Après 5 km, premier bouchon au moment où la piste fait place à un petit single qui s’élève jusqu’au plateau. C’est la première grosse montée et elle se fera à la queue leu leu sans possibilité de doubler. C’est frustrant mais ça permet de s’économiser.

Une fois sur le plateau le groupe se décante et on peut reprendre la course. La vue est superbe.

Le tracé est roulant, je trouve mon rythme et je me dis que j’ai bien fait de m’inscrire.

Ensuite une bonne descente s’amorce suivie d’une remontée qui nous mènera au 1er ravito. 11 km au compteur. Là ça se corse, je commence à avoir mal aux genoux, une douleur qui ne me lâchera plus. Je fais le plein d’eau, je souffle 2 minutes et c’est reparti. Le second ravito est à 18 km de là, ça risque d’être long.
Le sentier en sous-bois est très agréable et roulant sur plusieurs km mais la douleur est de plus en plus présente et je serre les dents pour continuer à courir. Je suis rassuré en voyant que je ne suis pas le seul !

Ces 18 km me paraissent interminables, et comme si ça ne suffisait pas je commence à avoir des crampes.

Aux alentours du km 24, grosse descente dans une gorge avant de remonter par un sentier très raide qui devait nous conduire au ravito.

10 minutes d’arrêt, thé, biscuits salés, barres de céréales, fromage, que du bonheur !

Après cette pause réparatrice j’ai du mal à repartir, genoux, quadriceps et chevilles me font souffrir, mais le plus dur est fait et les 8 km restants ne me font pas trop peur, pourtant je vais les sentir passer…

Une descente bien raide mais heureusement pas trop cassante, et un bon raidillon pour prendre pied sur un sentier en balcon dominant Millau.
Encore une bonne montée puis c’est la plongée dans la forêt à la tombée de la nuit.
Frontale de rigueur pour traverser la grotte du hibou.
Encore une descente raide et glissante avant de retrouver une portion de route. Arrivée à 2,5 km.

A ce moment-là je me sens pousser des ailes, plus aucune douleur, je dévale les dernières pentes à fond. Ca ne durera pas longtemps, mon corps me rappelle à l’ordre rapidement.

Je m’accroche pour courir jusqu’au bout et enfin, après 6h15 c’est la délivrance !

Je me suis demandé plusieurs fois ce que je faisais là, mais l’envie de retenter l’expérience est présente, cette fois sur une plus grande distance mais avec un entrainement adéquat !